Paul Rassinier

 

Paul Rassinier, né le 18 mars 1906 à Bermont (Territoire de Belfort), mort le 18 juillet 1967 à Asnières-sur-Seine, est un militant politique français de gauche, devenu après la Seconde Guerre mondiale une figure importante du négationnisme, invoquée en 1979 comme une source essentielle par le négationniste Robert Faurisson.

D'abord communiste, puis socialiste, il choisit durant les années 1930 l'option pacifiste de Paul Faure. Entré cependant dans la Résistance, seulement pour des activités de propagande, il est déporté dans les camps de concentration de Buchenwald et de Dora-Mittelbau.

Après la guerre, il est brièvement député SFIO de Belfort (1946), puis voulant témoigner de son expérience concentrationnaire, il se rapproche progressivement des milieux d'extrême droite, notamment de Maurice Bardèche, et devient en quelques années un des principaux représentants du négationnisme en France, tout en restant lié jusqu'à sa mort au milieux pacifistes et anarchistes.

Paul Rassinier a donné à plusieurs reprises des informations autobiographiques, à propos, en particulier, de ses activités de résistant et de sa déportation. Une partie de ces éléments biographiques a été d'abord acceptée par les historiens (par exemple, Pierre Vidal-Naquet, dans Les Assassins de la mémoire, admettait la validité de ses descriptions de la vie dans les camps, tout en condamnant les propos négationnistes) ; ils ont également été repris par les négationnistes. Ils font aujourd'hui l'objet d'une mise en question, par exemple dans l'étude de Nadine Fresco (1999), "étant jugés" contradictoires, invérifiables ou réfutés par des preuves matérielles et des témoignages, selon les cas.