Calendriers Païens

 

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Voici les dates des célébrations de l'Ásatrú qui, à l'époque de la Scandinavie pré-chrétienne étaient religieuses et juridiques:
 
Le 21 mars : Dísablót national à Gamla Uppsala, en Suède

(le sacrifice aux Dísir, à lieu tous les neuf ans)


Le 30 avril : Sigrblót 
(le sacrifice pour la victoire)


Le 15 au 22 mai : SóknarÞing
(l'assemblée pour le règlement des peines)


Le 22 au 30 mai : SkuldaÞing 
(l'assemblée pour le règlement des dettes)


21 Juin : Sumarblót


Le 21 septembre : LeidÞing
(l'assemblée automnale, tenue au niveau local)


Le 15 octobre : Haustblót
(le sacrifice automnal)


Le 29, 30 et 31 octobre : Vetrnætr
(les premières nuits hivernales)


Le 21 décembre au 1er janvier : Jól / Yule, Solstice d'hiver. Odin partage la fête de Yule, avec le dieu Ull.


 

Les Ásatrúar s'inspirent aussi parfois des célébrations religieuses celtiques. Le calendrier suivant est généralement accepté par une bonne majorité des Ásatrúar dans le monde :
 
Le 21 décembre : YULE - Solstice d'hiver
Le 1er février : IMBOLC
Le 21 mars : OSTARA - Equinoxe de printemps
Le 1er mai : BELTAINE
Le 21 juin : LITHA - Solstice d'été
Le 1er août : LUGNASADH
Le 21 septembre : MABON - Equinoxe d'automne
Le 1er novembre : SAMHAIN 

 

 

 

 

 

Catégories

  • Paganisme

     

    Paganisme est un terme générique employé depuis le VIe siècle par des chrétiens pour désigner la religion de ceux qui ne sont ni chrétiens, ni juifs, ni musulmans. Il remonte au latin paganus (païen). Au VIe siècle, ce mot pouvait servir à désigner les habitants des campagnes par opposition à ceux des villes ou bien les civils par opposition aux militaires. D'abord employé comme sobriquet populaire par des chrétiens pour désigner ceux qui ne sont pas baptisés, le terme a ensuite été adopté dans la littérature chrétienne. Même s'il y désigne toujours ceux qui ne sont pas chrétiens, son acception y est cependant ambiguë. Il est parfois employé de façon péjorative pour désigner ceux qui sont tenus pour être des ignorants, parfois de façon neutre pour désigner les philosophes grecs, parfois encore pour désigner des chrétiens jugés mal convertis ou tièdes dans leur foi. À partir de 370, des lois impériales regroupées au Ve siècle dans le code théodosien emploient le terme paganus pour désigner ceux qui pratiquent la magie, ceux qui sont considérés comme superstitieux ou dans l'erreur. Le terme a depuis conservé une connotation péjorative.

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    Figure païenne : Odin

    De nombreux Pères de l'Église ayant écrit « contre les païens », le paganisme a eu une première existence sous forme de fiction littéraire, comme s'il s'agissait de la religion de ceux qui ne sont pas chrétiens. Le paganisme tel qu'il a été exposé par les Pères de l'Église n'était cependant pas à proprement parler une religion, il s'agit plutôt de l'ensemble sans homogénéité des positions philosophiques et des croyances rejetées par les Pères de l'Église. Le paganisme est ainsi, dans l'antiquité tardive, une attitude combattue par des chrétiens puis par les autorités, mais elle n'est revendiquée par personne. C'est surtout à l'époque moderne, avec l'essor de l'histoire des religions que le paganisme commence à être perçu et étudié comme une religion parmi d'autres. Le paganisme peut aujourd'hui être revendiqué sous forme de néo-paganisme, ou bien comme une position philosophique tel que l'a fait Marc Augé dans Le génie du paganisme.

    Le mot paganus n'a pas son correspondant chez les écrivains chrétiens de langue grecque qui utilisent le terme moins péjoratif de « nations » ou « religions nationales » (ethnikoï) (décalque de l'hébreu).

     

  • Yule - 21 décembre

     

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    Fête de Odin et de Ull

    Yule est une fête d'hiver, anciennement une célébration païenne pour les peuples germaniques. Elle a été associée aux fêtes de Noël dans les pays nordiques depuis la christianisation des peuples germains et scandinaves.Yule est un mot anglais utilisé en régions germanique et nordique qui désigne la période de Noël (Jol en vieux norrois, qui a donné Jól en islandais, Jul en danois, norvégien et suédois, Joulu en finnois, et y désigne désormais la fête de Noël).

    Son étymologie est contestée : certains l'ont rattaché, sans doute à tort, à la roue (hjul en suédois, hjól en islandais,wheel en anglais).

    Selon toute vraisemblance, il s'agit néanmoins d'un mot scandinave associé à l'hiver. Le mot Jol apparaît en vieux norrois aux alentours de l'an 900, dans un poème d'hommage à Harald aux beaux cheveux où un personnage parle de « boire à Jol ». Jol était le nom de la fête de la mi-hiver ou Jólablót, dont on discute encore pour savoir si elle avait lieu à l'occasion du solstice d'hiver ou à la mi-janvier.

    Le "blót" était l'invocation des dieux à but propitiatoire, et on faisait alors des sacrifices pour appeler la bénédiction des dieux sur les récoltes à venir. Le dieu attaché à Jol était Jólner, l'un des nombreux noms d'Odin.

    Le saint breton Sant Yuzel, au nom presque paronymique de "Yul(e)" du celtique "Iud=Seigneur" et "hael=généreux" est fêté le 19 décembre, à l'avant-veille seulement de nos hivers occidentaux actuels.

    Enfin, selon les dictionnaires "Le Robert", le mot "joli" viendrait du nom de "Yule", par l'ancien français "jolif", "golif" (variante bretonne), en référence à cette fête germanique (donc franque) du "milieu" de l'hiver (tandis que le généalogiste familial Jean-Louis Beaucarnot a pu avancer plutôt que "joli" viendrait du mot "joie", du fait que la joliesse d'une chose, d'un être, met généralement son admirateur "en joie"...)...

    La fête s'observe en commémorant la mort du "Holly King" (Roi de houx) qui meurt tué par son successeur le "Oak King" (Roi de chêne). Ce sont tous deux des dieux-arbres. On retrouve aujourd'hui à Noël les couronnes de gui, une idée reprise par le christianisme. Il existait la couronne horizontale, d'origine scandinave ou germanique, qui portait 4 bougies. Chaque dimanche il était coutume d'allumer une nouvelle bougie, ce qui symbolisait la renaissance de la lumière. Rouge le plus souvent, les couleurs des bougies variaient cependant selon les régions. Les symboles de Noël sont inspirés de cette fête (sapins, gui, houx et cadeaux…).

    Dans la mythologie nordique, Yule est le moment de l'année où Heimdall (de son trône situé au pôle Nord) accompagné des Æesirs (l’'Ansuzgardaraiwo) revient visiter ses enfants, les descendants de Jarl. Ils visitent ainsi chaque foyer pour récompenser ceux qui ont bien agi durant l'année, et laissent un présent dans leur chaussette. Ceux ayant mal agi voyaient à l'aube leur chaussette emplie de cendres. Yule est aussi une fête où les gens de leur côté, et les dieux du leur, se rencontrent pour partager un repas, raconter des histoires, festoyer et chanter. Le Yule est célébré chaque année le 21 décembre.

    Durant la nuit de Yule, les habitants sortaient les balais hors des maisons afin que les sorcières puissent se rendre au sabbat du mont Broken, présidé par le Vieil Eric, autre nom employé pour désigner le diable. Si les sorcières ne trouvaient pas de balais disposés à leur intention, elles s'en allaient vers les étables, où elles volaient bœufs et chevaux. Pour faire fuir les mauvais esprits, des coups de fusils étaient tirés vers le ciel. Les habitants préparaient un grand festin, appelé « le banquet de Yule », dont les restes étaient laissés aux démons. Tout au long de la nuit, la porte de l'office demeure ouverte, dans le but de permettre à la fée Huedren, la femme des bois, de venir se restaurer. Il en va de même avec le julenisse, pour qui l'on prélève toujours un peu de julegroden, la bouillie de Noël. Cette portion est généralement placée au pied de la cheminée, ou à l'entrée de la grange.

    Durant cette fameuse nuit du solstice d'hiver, il est dit que les cieux résonnent du bruit des cavaliers accompagnant Odin dans sa chasse d'Ásgard. Ces cavaliers sont des défunts qui, n'ayant pas commis d'assez grands péchés au cours de leur existence, ne sont pas admis en enfer, mais qui n'ont pas non plus eu une conduite assez exemplaire pour mériter l'accès au paradis. Leur châtiment est alors de galoper jusqu'au Jour du jugement, montés sur des chevaux noirs aux yeux flamboyants.

    (Ressources Wikipédia)

  • Imbolc - 1er février

     

    Imbolc est une fête religieuse celtique irlandaise, qui est célébrée le 1er février de notre calendrier dans l'hémisphère Nord et le 1er août dans l'hémisphère Sud, soit au début du mois d’anagantios selon le calendrier de Coligny dans la mythologie celtique. C'est la fête sur laquelle les sources littéraires médiévales sont les plus faibles.

    Le sens du nom est « lustration », il s’agit donc d’une purification qui prend place à la fin de l’hiver.

    Elle pourrait avoir pour fondement un culte lié à la fécondité. Un rapprochement peut aussi être fait avec la fête romaine des Lupercales, qui avait lieu à la fin de l'hiver.

    Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux citent à ce propos ce quatrain extrait de Hibernica Minora de Kuno Meyer :


    « Goûter de chaque nourriture selon l'ordre,
    voilà ce que l'on doit faire à Imbolc ;
    se laver les mains, les pieds, la tête,
    c'est ainsi que je le dis ».

    Il était ainsi d'usage de commencer le repas en buvant un bol de lait de brebis (probablement fermenté), mélangé à de l'alcool de grain. Tout au moins était-ce le cas quand cette fête persistait encore au moyen-âge tardif. Une source, extrêmement discutable, toutefois, suggère que cette pratique était en réalité pratiquée à Beltaine et qu'elle faisait écho à une pratique non documentée, qui eût pu se tenir à Imbolc et qui aurait consisté à verser à terre le dernier lait et le dernier grain (l'obole) pour s'attirer les faveurs de Cernunnos pour le début de l'année agraire. Cette hypothèse est vraisemblable, au regard de ce quatrain, car il suggère que pendant la fête d'Imbolc, on ne devait pas mélanger les nourritures. De manière tout aussi hypothétique, cela laisserait à penser qu'à Imbolc, on commençait par boire.

    En France, une survivance de cette fête christianisée serait la Chandeleur, la fête de la purification de la Vierge.

    En Irlande la célébration de sainte Brigitte à cette date, conduit à penser qu’Imbolc se déroulait sous le patronage de la déesse préchrétienne Brigit.

    Le Canton de Genève fête les Failles, dans le hameau de Certoux, sur la commune de Perly-Certoux ainsi que celle de Cartigny au cours du Premier dimanche de carême, tradition consistant à brûler des perches enrobées de paille, de sarments et de roseaux le soir à l'apparition de la première étoile. À cette occasion, on y mange des merveilles, une sorte de beignet. Cette fête serait d'origine celtique et constituerait une survivance d'Imbolc. Cette coutume se nomme les brandonsailleurs en Suisse romande.

    (Ressources Wikipédia)

  • Ostara - 21 mars

     

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    Ostara est une fête païenne célébrée aux alentours du 21 mars (c’est-à-dire au moment de l'équinoxe de printemps). Il symbolise le renouveau de la vie et de la terre, après un hiver froid et dur, et le retour de la Déesse sous son visage de jeune fille et d'amante. Son équivalent anglo-saxon est Eostre.

    Éostre est le nom d’une déesse anglo-saxonne attesté par Bède le Vénérable, un moine bénédictin du VIIIe siècle, dans son livre De temporum ratione, et qui présente le culte d’Éostre comme déjà éteint parmi les Anglo-Saxons. À part cette brève mention, il n'existe pas d’autre information sur cette divinité, bien que quelques spéculations ont depuis été formulées. En 1835, dans Deutsche Mythologie, Jacob Grimm cite Bède quand il propose Ostara comme l’équivalent en vieux haut allemand.

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    Ostara par Johannes Gehrts (1884)

    Easter, l'équivalent anglais de « Pâques », est dérivé du nom de la déesse Éostre qui était célébrée au cours de l’équinoxe de printemps. L’équinoxe de printemps est le jour où le Soleil se lève exactement à l’Est : East en anglais. Éostre est la déesse de l’Est associée à la déesse Ostara germanique, à la déesse romaine Aurora de l’aurore, à la déesse Éos grecque, à la déesse hindoue Ushas. Elles sont toutes dérivées du même prototype indo-européen du nom de Hausos.

    Bède le Vénérable écrit que dans les temps anciens, les Anglais utilisaient un calendrier lunaire. Les mois étaient appelés Monath dérivée du mot Mona qui signifie Lune. Le mois (romain) d’avril, qui vient juste après l’équinoxe de printemps, était alors connu sous le nom de Eostur-Monath. Il était consacré, dit Bède, aux festivités de la déesse Éostre. Ce mois correspondait également à la période pascale, qui fut donc volontairement confondue.

    Le 21 mars : Dísablót national à Gamla Uppsala, en Suède (le sacrifice aux Dísir, à lieu tous les neuf ans)

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    (Ressources Wikipédia...)

  • Beltaine - 1er mai

     

    Beltaine (Bealtaine, Beltane ou Beilteine, Beltan en breton, cornique, et gallois) est la troisième des quatre grandes fêtes religieuses de l’année celtique protohistorique, fêtée le 1er mai. Elle vient après Samain et Imbolc et marque la fin de la saison sombre et le début de la saison claire. Elle est en rapport avec Belenos, Lug et Belisama. Le principal rituel de Beltaine consiste en des feux allumés par des druides où le bétail passait afin qu'il soit protégé des épidémies pour l'année à venir.

    Elle marque le début de la saison estivale et a lieu à la pleine lune de mai. Contrairement à Samain, Beltaine n'est pas une fête des trois fonctions de la société celtique. C’est une fête sacerdotale, en Gaule elle est en rapport avec Belenos (avatar du dieu primordial Lug sous forme de la lumière) et Belisama (« la Très Brillante », parèdre du précédent) et dont le sens est « feu de Bel ». En Irlande, c’est à cette date que sont arrivés les différents occupants de l'ile, si on se réfère au Lebor Gabála Érenn (les Livres des conquêtes de l'Irlande). C'est donc une fête de renouveau.

    Beltaine marque une rupture dans l’année, on passe de la saison sombre à la saison claire, lumineuse, c’est aussi un changement de vie puisque c’est l’ouverture des activités diurnes : reprise de la chasse, de la guerre, des razzias, des conquêtes pour les guerriers, début des travaux agraires et champêtres pour les agriculteurs et les éleveurs. En ce sens, elle est l’antithèse totale de la fête de Samain. Beltaine est la période de prédilection pour les rites de passage entre les périodes froide et chaude, entre l’obscurité et la lumière, entre la mort psychique symbolique et la renaissance spirituelle. De manière générale, Beltaine est la fête du changement du rythme de vie. Du rythme hivernal, on passe au rythme estival. La fête marque ce passage tant physiquement que spirituellement. Les rites anciens d’enfermement dans les chambres des dolmens se passaient peut-être durant la nuit de Beltaine.

    Les récits insistent sur les feux allumés par les druides, prononçant des incantations magiques pendant que l’on fait passer le bétail entre ces feux, afin de le protéger des épidémies pour toute l'année. Le « feu de Bel » (Belemos) est un feu de purification bénéfique que les druides étaient censés créer par leur magie et leurs incantations. Le Feu de Beltaine est puissant, sacré et fort, celui qui l’allume doit être une personne de pouvoir. Beltaine est l’exaltation du feu, élément druidique par excellence. On suppose que l'assemblée des druides dans la forêt des Carnutes, attestée par César dans La guerre des Gaules, se tenait à l’époque de Beltaine. Des sacrifices d'animaux avaient lieu à l'époque de Beltaine tout comme à Samain, ils étaient offerts en offrande aux dieux.

    Les philologues se plaignent d’une documentation lacunaire et de sources incomplètes sur l’Antiquité de cet événement, alors que le folklore du 1er mai est abondant. De génération en génération, le folklore s’est emparé de Beltaine comme des autres fêtes celtiques et il en reste quelques usages comme la danse autour d’un mât de mai (un grand poteau planté dans le sol, symbole phallique, avec des rubans de toutes les couleurs attachés en son sommet, chaque participant tournant autour du mât avec un ruban dans la main), la pratique de la divination, les rituels de protection des maisons, les cueillettes de plantes (en particulier des orties), les sauts au-dessus des feux pour s’assurer bonheur et fertilité… Lors de la nuit du premier mai, le peuple évitait les lieux « fréquentés » par les fées et autres créatures du Petit Peuple parce que le voile entre leur monde et le nôtre est plus fin lors de la nuit de Beltaine.

     

    (Ressources Wikipédia)

  • Litha - 21 juin

     

    Litha est une fête païenne. C'est le solstice d'été, la fête de la mi été, opposé de Yule, c'est aussi le jour le plus important de l'année pour les anciens cultes solaires. Son nom apparaît dans le De temporum ratione de Bède le Vénérable où il donne les noms anglo-saxons des mois..

     

     

     

  • Lugnasad - 1er août

     

    Dans la mythologie celtique irlandaise, Lugnasad (en irlandais moderne Lúnasa, qui est le nom du mois d’août) est une fête religieuse dont le nom signifie « assemblée de Lug », le dieu-roi qui représente la Souveraineté et l’Homme primordial. Elle a lieu au début du mois d’Elembivios du calendrier de Coligny(approximativement vers le 1er août du calendrier grégorien dans l'hémisphère Nord et le 1er février dans l'hémisphère Sud), symboliquement pendant la période des récoltes.

    Il s’agit de la fête du roi dans sa fonction de redistributeur des richesses et d’équité, sous l’autorité des druides. C'est une trêve militaire qui célèbre la paix, l’amitié, l’abondance et la prospérité du royaume. Elle est obligatoire et réunit les trois classes (sacerdotale, guerrière et artisanale) de la société celtique.

    Elle est décrite comme une foire de commerce, mais aussi une occasion de régler les contentieux, de célébrer des mariages, d’entendre des poètes et des musiciens. S’il n’y a pas de cérémonie religieuse, on y fait des jeux et des courses, similaires aux Olympiades grecques.

    L’équivalent gaulois est le « Concilium Galliarum » : l'assemblée des Gaules.

     

    (Ressources Wikipédia)

     

  • Mabon - 21 septembre

     

    L'équinoxe d'automne, également appelé Mabon (celtique) est le moment où les jours et les nuits ont la même durée, un moment d'équilibre entre le jour et la nuit. C'est l'époque à laquelle de nombreux produits agricoles sont récoltés et les fêtes païennes sont des remerciement pour ces récoltes. Anciennement, le travail dans les champs et les vergers était éreintant, donc cette fête offrait l'occasion d'une pause bienvenue.

  • Samain - 1er novembre

     

    Dans la mythologie celtique irlandaise, Samain, (le mot s'écrit Samhain en Irlande, Samhuinn en Écosse et Sauin sur l'île de Man), est la fête religieuse qui célèbre le début de la saison « sombre » de l’année celtique (pour les Celtes, l’année était composée de deux saisons : une saison sombre et une saison claire). C’est une fête de transition — le passage d’une année à l'autre — et d’ouverture vers l’Autre Monde, celui des dieux. Elle est mentionnée dans de nombreux récits épiques irlandais car, de par sa définition, elle est propice aux événements magiques et mythiques. Sa traduction littérale est : "Fin de l'Eté". Son importance chez les Celtes est incontestable, puisqu’on la retrouve en Gaule sous la mention Tri nox Samoni (les trois nuits de Samain), durant le mois de Samonios (approximativement le mois de novembre), sur le calendrier de Coligny.

    Détail du calendrier de Coligny : le mois (mid) de Samonios.

    Les moines irlandais qui ont mis par écrit les coutumes celtiques, à partir du VIIIe siècle, ont fixé le jour de Samain au 1er novembre (selon notre calendrier moderne). La fête elle-même dure en fait une semaine pleine, trois jours avant, et trois jours après. Pour les Celtes, cette période est entre parenthèses dans l’année : elle n’appartient ni à celle qui s’achève ni à celle qui va commencer ; c’est une durée autonome, hors du temps, « un intervalle de non-temps ». C’est le passage de la saison claire à la saison sombre, qui marque une rupture dans la vie quotidienne : la fin des conquêtes et des rafles pour les guerriers et la fin des travaux agraires pour les agriculteurs-éleveurs, par exemple.

    Le nom de Samain signifie « réunion », c’est une fête obligatoire de toute la société celtique qui donne lieu à des rites druidiques, des assemblées et des banquets rituels ; son caractère païen la place sous l’autorité de la classe sacerdotale des druides et la présidence du roi, toute absence est punie de mort. Selon l’idéologie tripartite des indo-européens définie par Georges Dumézil, les trois classes de la société (sacerdotale, guerrière et artisanale) sont associées aux cérémonies. Cette assemblée religieuse et sociale a progressivement disparu avec la christianisation, mais reste attestée jusqu'au XIIe siècle dans la littérature médiévale irlandaise.

    La notion de passage se retrouve aussi à ce moment, entre le monde des humains et l’Autre Monde résidence des dieux (le Sidh). On a relaté l’aventure de héros, ou d’hommes exceptionnels, qui se rendent dans le Sidh (généralement à l’invitation d’une Bansidh), et y passent quelques agréables heures. Le temps des dieux n’étant pas le même, leur séjour est, en fait, de plusieurs siècles et, quand ils reviennent chez eux, ils ne peuvent vivre puisqu’ils sont morts depuis longtemps.

    La fête de Samain connaîtra plusieurs métamorphoses au cours des siècles, jusqu'à la fête d'Halloween qui en reprend plusieurs caractéristiques.

    Nadine Cretin relate une croyance bretonne qui aurait duré jusqu'au début du XXe siècle, où les âmes des morts revenaient la nuit à la veille de la Toussaint et lors des nuits de solstice. Avant d'aller se coucher, on leur laissait de la nourriture sur la table et une bûche allumée dans la cheminée pour qu'ils puissent se chauffer. Cette croyance, qui n'est pas chrétienne, serait une survivance de la fête de Samain, tout comme la fête de Halloween.

    La samain était encore fêtée en Lorraine avant la Seconde Guerre mondiale ; la citrouille creusée dans laquelle était posée une bougie allumée pour faire peur aux enfants était un des ornements de la fête.

    (Ressources Wikipédia)