La Noble Flandre
"Il n’empêche que la véritable découverte et colonisation de l’île d'Islande fut le fait des Scandinaves, Norvégiens du sud-ouest en l’occurrence, auxquels s’adjoignirent quelques Danois, quelques Suédois et très peu de Flamands ou d’Anglo-Saxons. ..." Extrait de L’Islande médiévale, de Régis Boyer, Guides Belles Lettres des civilisations, 2001. Pages 23 à 25L'Hebdo des 7 Racines
Sur le Blog - Second numéro : dimanche 19 juillet 2026 à midi, Mira et moi vous proposons le premier numéro de notre hebdomadaire. Chaque dimanche midi 7 chemins vers la Flandre et l'Islande La nature, les mots, l'histoire, les rencontres, les légendes, la généalogie, les traditions En français et en islandais, j'espère un jour en flamand. Prenez le temps de découvrir l'Islande au rythme des semainesHavamal
Le Hávamál est un poème didactique de l'Edda poétique révélant la vie du monde paysan concrète, existence terre à terre des bondi, possesseurs du sol.Toujours perfectible
Ce site ne sera jamais statique. Il se remet toujours en question et ne cesse de se renouveler.Islande
L'île fut découverte par les Vikings au IXe siècle, bien qu'elle ait été vraisemblablement connue avant cette date. À partir de 874, elle commence à se peupler, principalement de colons norvégiens fuyant les conflits de leur pays. En 930, de nombreux chefs, jusqu'alors maîtres de leurs seuls clans créent une assemblée, l'Althing, le plus vieux parlement du monde. S'ensuit une période d'indépendance entre les Xe et Xiiie siècles, relatée et romancée dans les sagas.Fred (on va dire du Seydr)
Petit copiste né en 1970 à la frontière belge. Petite main de l'université de Lille. Hugin ou Munnin m'a approché il y a environ 40 ans pour me donner une mission. Je m'arrache les cheveux dans la création de ce site depuis 2015 en toute humilité. Je suis conscient des lacunes que j'essaie d'estomper petit à petit. Je vous invite à voyager avec moi sur le site en allant sur l'onglet : - Vénérable Esprit du Nord -Edda
Sans doute rédigée à partir de 1220 par le poète, historien, mythographe et homme politique islandais Snorri Sturluson.Berserkir
Dans la mythologie, les berserkers au sens large seraient des guerriers d'Odin, et l'équivalent vivant des Einherjar.Drakkar
Il s'agit tout d'abord des navires que les scandinaves classent dans la catégorie langskip (anglais longship) ou herskip « bateau de guerre »Valkyrie
Freyja est considérée comme la première parmi les Valkyries. À l'instar d'Odin, elle reçoit dans son manoir Sessrumne à Folkvang la moitié des guerriers morts au combat, qu'elle guidera au combat le jour du Ragnarök.VOLUSPA
La Völuspá est un poème cosmogonique et eschatologique qui prend la forme d'un long monologue où une voyante fait un exposé au dieu Odin.Wardruna
Wardruna est un groupe de néofolk et ambient norvégien de Bergen fondé par Einar Selvik (Kvitrafn) avec Kristian Espedal (Gaahl) et Lindy Fay Hella.Vikings
Vikings est une série télévisée canado-irlandaise créée par Michael Hirst, diffusée simultanément entre le 3 mars 2013 et le 30 décembre 2020 sur les chaînes History au Canada et History aux États-Unis.

Odin et la déesse Saga
Dans la mythologie nordique, Sága est la déesse des contes et des légendes et elle est la femme de Vígríd. Elle est la fille d'Odin. Elle est citée juste après Frigg dans la liste des Asynes. Elle habite Søkkvabekkr, une très belle demeure de l'Ásgard qui a une source d'hydromel au milieu. Chaque jour, elle apporte une coupe en or remplie de cette boisson à son père.
Une saga (mot islandais, pluriel sögur) est un genre littéraire développé dans l'Islande médiévale, aux XIIe et XIIIe siècles, consistant en un récit historique en prose, ou bien une fiction ou légende.
De nos jours, le mot saga est repris dans le langage courant pour désigner un cycle romanesque en plusieurs volets ou certaines œuvres à caractère épique, même si elles sont exprimées sur un support autre que le support littéraire, comme la bande dessinée La Saga de Bas de cuir ou la saga cinématographique Star Wars. De manière plus générale, le terme est également utilisé de manière métaphorique pour désigner une histoire — fictive ou non — qui connaîtrait de nombreux épisodes ou rebondissements.
Selon Régis Boyer : « On appelle saga un récit en prose, toujours en prose, ce point est capital, rapportant la vie et les faits et gestes d'un personnage, digne de mémoire pour diverses raisons, depuis sa naissance jusqu'à sa mort, en n'omettant ni ses ancêtres ni ses descendants s'ils ont quelque importance ». Notons encore qu'une saga n'est qu'extrêmement rarement une légende ou un conte.
Le mot vient du verbe segja, « conter », « raconter » (comparer avec l'allemand sagen ou l'anglais to say). L'auteur de sagas, souvent anonyme, est un sagnamaðr(pluriel sagnamenn).
En dehors de toutes les catégories des sagas, il y a le Livre de la Colonisation (Landnámabók), qui retrace la colonisation de l'Islande aux IXe et Xe siècles. Cet ouvrage est unique en son genre car il n'existe pas d'équivalent pour un autre pays. Il est par ailleurs répertorié comme étant lié aux sagas.
On a longtemps pensé que les différentes catégories de sagas s'étaient succédé. Il semble désormais établi qu'on ne peut pas faire de chronologie de ces différentes catégories, mais qu'elles ont surgi de manière concomitante.
Les « sagas royales » (Konungasögur)
Ce sont les sagas qui traitent des rois danois, norvégiens et suédois. L'exemple le plus connu est l'Heimskringla, de Snorri Sturluson, qui regroupe en fait seize sagas consacrées à tous les rois de Norvège jusqu'à la fin du douzième siècle.
En dehors de l'Heimskringla, on peut également citer la Fagrskinna, la Morkinskinna ou la Saga du roi Sverrir. L'histoire de l'île de Gotland est traitée dans Saga des Gotlandais, qui est la seule saga écrite en dehors de l'Islande et de la Norvège.
Les « sagas des Islandais » ou « sagas de famille » (Íslendingasögur)
Elles se rapportent aux hauts faits d'un ancêtre ayant vécu aux Xe et XIe siècles. Leurs auteurs ne sont pas connus. Les héros de ces sagas sont généralement fameux en raison des expéditions vikings qu'ils ont menées ou de leurs qualités personnelles (sens de l'amitié, talent poétique, mœurs chevaleresques, etc.).
Régis Boyer en donne six comme particulièrement exemplaires : la saga de Hrafnkell, la Saga d'Egill, fils de Grímr le Chauve, la Saga de Snorri le godi, la Saga des gens du Val-au-Saumon, la Saga de Grettir le Fort et la Saga de Njáll le Brûlé.
Les « sagas des contemporains » (Samtíðarsögur)
Ces sagas font, comme leur nom l'indique, la narration d'évènements contemporains à la vie de l'auteur. Il s'agit notamment des sagas d'évêques, mais également de la Saga des descendants de Sturla, la Sturlunga saga (en). Celle-ci est le fleuron de cette catégorie parce qu'elle relate les malheurs des Islandais entre les XIIe et XIIIe siècles. Plusieurs sagas issues de cet ouvrage ont été écrites par Sturla Thórðarson.
Les « sagas des chevaliers » (Riddarasögur)
Œuvres du XIVe siècle, il s'agit d'adaptations assez libres de chansons de geste françaises ou de romans de la Table ronde. L'élément fantastique ou merveilleux a une place de choix. Le rôle de l'amour n'est pas cependant négligé. On peut ainsi citer une Saga de Charlemagne (en). L'intérêt principal de certains de ces textes vient du fait qu'ils ont été écrits à partir de textes aujourd'hui disparus ou fragmentaires (par exemple Tristrams saga ok Ísöndar (no)). Beaucoup de traductions ont été faites en Norvège, à l'instigation des rois (voir Régis Boyer, Les Sagas islandaises).
Les « sagas légendaires » (Fornaldarsögur)
Ces sagas n'ont pas été écrites à des fins historiques mais font davantage place aux légendes et au merveilleux comme la Völsunga saga qui narre les hauts faits du héros Sigurðr meurtrier du dragon Fàfnir (cf: Régis Boyer, La saga des Sturlungar). De plus, on n'y trouve que peu de thèmes purement populaires. Un bon nombre des sagas faisant partie de cette catégorie ont dû être écrites en Islande mais pas seulement, le rôle de la Norvège n'est pas négligeable.
Ci-dessous un florilège de liens très intéressants :
Les sagas légendaires islandaises
Le Seiðr, qui signifie littéralement « bouillonnement, effervescence », désigne un ensemble de pratiques shamaniques propres aux religions nordiques. Le Seiðr est, dans la mythologie nordique, l'initiation chamanique que Freyja apprit aux Ases, dont seul Odin serait devenu un maître. Cette forme de chamanisme serait si épuisante qu’il est « honteux pour un homme de la pratiquer parfaitement ». Le Seiðr est mentionné dans la Gylfaginning. Le Seiðr implique la transe et vise à percer les desseins des Nornes afin de connaître le destin (Wyrd ou Örlog), ou pour changer le shaman en animal. Dans la légende, c’est Freyja qui enseigna cette magie aux Ases.