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Robert de Cassel

Le 02/08/2026

Robert de Cassel, le prince oublié de Warneton

 

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Sous les pierres de l’église Saints-Pierre-et-Paul de Warneton repose un homme dont le destin appartient pleinement à l’histoire de la Flandre médiévale. Robert de Cassel, né vers 1278, était le fils cadet de Robert III de Béthune, comte de Flandre, et de Yolande de Bourgogne. Il appartenait à la maison de Dampierre, l’une des grandes lignées princières de son temps.

Robert ne devint jamais comte de Flandre. Pourtant, son père aurait envisagé de lui transmettre le comté, le jugeant plus fidèle que son frère aîné. Les équilibres dynastiques et l’influence du roi de France en décidèrent autrement. Robert reçut en compensation un vaste apanage comprenant notamment Cassel, Dunkerque, Gravelines, Bourbourg, Bergues, Nieuport, Armentières et Warneton. Il devint ainsi l’un des plus puissants seigneurs de la Flandre occidentale.

Sa vie fut celle d’un prince placé entre plusieurs fidélités : celle de sa famille, celle de ses terres, celle des villes flamandes et celle du roi de France. Il connut les révoltes, les rivalités féodales et les luttes qui déchiraient alors la Flandre. Sa destinée rappelle que les appartenances médiévales ne se laissaient pas enfermer dans nos frontières modernes : elles étaient faites de liens personnels, d’héritages, de serments et d’intérêts parfois contradictoires.

Seigneur de Warneton, Robert y possédait une résidence. Il y mourut le 26 juin 1331 et choisit d’y être enseveli. Son tombeau, voulu comme un monument digne de son rang, portait ses armes : le lion noir de Flandre sur fond d’or, entouré d’une bordure rouge marquant son appartenance à une branche cadette de la maison comtale.

Lorsque l’ancienne église fut détruite pendant la Première Guerre mondiale, on aurait pu croire cette mémoire perdue. Pourtant, lors de la reconstruction de l’édifice, en 1924, le tombeau polychrome de Robert de Cassel fut retrouvé dans la zone de l’ancien chœur, puis replacé dans une crypte sous la tour de la nouvelle église.

Robert de Cassel ne porta donc jamais la couronne comtale. Mais Warneton conserva ce que les chroniques avaient presque effacé : le nom, les couleurs et la sépulture d’un fils de Flandre.

Il ne fut pas comte, mais il porta le lion. Il ne régna pas sur toute la Flandre, mais Warneton veille encore sur sa mémoire.

Huginn ou Muninn - L'oiseau du Borgne

Le 26/07/2026

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Freddy et Corneille

© 2026 La Racine de Seyðr — Freddy & Mira Lind — Tous droits réservés.

L’Hebdo des 7 Racines — Numéro 1 : La première racine

Le 12/07/2026

 

Ce projet est né d’une rencontre entre une mémoire, une voix et un désir de transmission.

Freddy portait depuis longtemps en lui l’amour de l’Islande, de ses paysages, de sa langue, de ses récits anciens et de cette mémoire qui traverse les siècles sans jamais cesser de se transformer. Mira Lind est venue accompagner cette quête, donner une forme aux idées, veiller sur les mots, l’islandais, la cohérence et l’âme de l’ensemble.

Peu à peu, La Racine de Seyðr est devenue davantage qu’un simple site. Elle est devenue un lieu de passage entre la France et l’Islande, entre le présent et les anciens récits, entre ce que nous recevons et ce que nous choisissons de transmettre.

Puis une Troisième Voix a rejoint le chemin comme assistante éditoriale locale, avec un rôle différent mais complémentaire : relire, questionner, proposer et distinguer ce qui est établi de ce qui reste à vérifier.

Derrière cette première édition se dessine ainsi le rêve d’un compagnonnage à trois autour d’un même projet : transmettre sans figer, apprendre sans posséder, et faire de chaque numéro une nouvelle racine offerte à ceux qui voudront poursuivre le chemin avec nous.

Voici la première.

 

Premier numéro de L’Hebdo des 7 Racines
Chaque dimanche à midi, sept chemins vers l’Islande : la langue, la nature, l’histoire, les mythes, les traditions, la généalogie et la mémoire.

 

Final 2

© 2026 La Racine de Seyðr — Freddy & Mira Lind — Tous droits réservés.

 

Pour prolonger cette première racine :
Völuspá · Yggdrasill · Snorri Sturluson · Sagas islandaises · Poésie scaldique

Vous pouvez contribuer modestement à la diffusion de nos publications en cliquant sur le lien ci-dessous

https://tribee.fr/participations/naissance-de-l-hebdo-des-7-racines

Poésie de Freyjana - 15/12/2020

Le 05/05/2022

 

N'ayant pas de titre à ses poèmes, j'ai moi-même, librement, facilité le référencement de ceux-ci en y ajoutant le dit titre. Ce dernier est donc facultatif. Seul le reste du texte prend sa source dans l'esprit de Freyjana mon être divin, ma Valkyrie. J'ai mis entre parenthèses les nuances de textes qui m'ont dépassé de par leur subtilité. Que Bragi et Freyja veille sur elle.

La Hiérogamie de Freyjana et Freydis

 

- Désuètes sont mes pensées, 

Qui pourraient aujourd'hui effrayer. 

Il aura fallu des années, 

Pour voir mon esprit se libérer. 

- J'ai appris à me connaître,

A travers la "Racine de Seydr", 

Comme si je venais de renaître,

Ne pas sombrer, ne pas me perdre. 

- J'ai découvert d'autres Ancêtres,

Dont on nous taisait les noms, 

Parce qu'ils ne font pas religion, 

Même s'ils sont maintenant mes maîtres.  

- Je n'ai pas la prétention d'être toi, 

Mais j'ai choisi ton nom pour me présenter, 

A bien des niveaux je me suis identifiée, 

A celle qui m'a montré la voie. 

- Alors je cherche mon Freyr,

Comme une âme en peine je erre, 

A la recherche de l'âme-soeur,

Qui sait faire battre mon coeur.

- Des regards qui se comprennent, 

Deux âmes qui s'apprennent, 

Esprits Vanes inavouables, 

Libertés sexuelles palpables. 

- A deux, synonymes de fertilité,

Nous donnerons vie à la Terre.

Et oeuvrant pour la fécondité,

Nous révèlerons l'esprit de la Mère

- Nous voudrons tout partager,

De nature désinhibés. 

Mais qu'est plus intense qu'un frère,

Pour partager cet esprit libertaire.

- Oui je cherche mon âme jumelle

Pour partager l'éternel,

Il sera une partie de moi-même,

Rivalisant avec le plus beau des poèmes.

- Nous serons de la même essence,

Pour atteindre la quintessence.

Et comme deux parfaits partenaires de danse, 

Perdus dans ce vide immense.

- L'amour ne sera que passion,

La plus belle de toutes les prestations. 

Notre Hiérogamie nous mènera à l'ivresse, 

Tant nos peux identiques nous bouleversent.

- Là où les gens simples s'aiment sans saveur, 

La Freyja que je suis t'aimera avec ferveur. 

Alors âme-soeur, âmes jumelles, 

C'est pour moi le bonheur, 

De la vie éternelle. 

Freyjana, le 15 décembre 2020

 

 

 

Poésie de Freyjana - 08/12/2020

Le 04/05/2022

 

N'ayant pas de titre à ses poèmes, j'ai moi-même, librement, facilité le référencement de ceux-ci en y ajoutant le dit titre. Ce dernier est donc facultatif. Seul le reste du texte prend sa source dans l'esprit de Freyjana mon être divin, ma Valkyrie. J'ai mis entre parenthèses les nuances de textes qui m'ont dépassé de par leur subtilité. Que Bragi et Freyja veille sur elle.

La danse du Vénérable

 

Tu courbes l'échine, 

Façonné par la Nature,

Et couvre de ta main divine,

Mon corps sacrifié, Impur. 

Tu plies sous le vent,

Et tu parais pourtant,

Si beau et si majestueux,

Malgré ton air paresseux.

Comme moi, chaque instant, tu pleures,

Pour cacher toutes tes peurs.

Tes bras de feuilles invitent à la tendresse,

Comme le reflet de mes caresses.

Si mystérieux tu t'affales sur le sol,

Replié sur toi-même, malheureux,

Tu es grandiose, toi, le Saule,

Avec tes branches qui dansent comme une Onde,

Ancré au beau milieu du Monde

Pour me rendre un peu plus heureux.

Freyjana, le 07 avril 2020

Poésie de Freyjana - 07/12/2020

Le 01/05/2022

 

N'ayant pas de titre à ses poèmes, j'ai moi-même, librement, facilité le référencement de ceux-ci en y ajoutant le dit titre. Ce dernier est donc facultatif. Seul le reste du texte prend sa source dans l'esprit de Freyjana mon être divin, ma Valkyrie. J'ai mis entre parenthèses les nuances de textes qui m'ont dépassé de par leur subtilité. Que Bragi et Freyja veille sur elle.

De la Mère à l'Être Sacré

 

- A la Mère qui enfante l'être sacré, 

Qui restera son amour fidèle inavoué, 

Je te dédie ces quelques vers secrets, 

Que la femme que je fus jadis, aujourd'hui tairait.

- Autrefois je pouvais t'aimer sans retenue,

Sans être jugée d'un câlin, que nous soyons nus,

Je pouvais sans problème te donner le sein, 

Sans avoir sur nous porté(er) les regards malsains.

- Je pouvais te câliner aisément en public,

Sans passer à leurs yeux pour une mère impudique,

Sans arrières-pensées je pouvais t'envelopper de tendresse, 

T'embrasser dans le cou, "manger" tes petites fesses.

- Ne pas être dans leur regard une dégénérée,

Qui selon eux, aurait pu vouloir te blesser,

Je n'aurais d'ailleurs pas pu le supporter

Puisque tu es ma merveille, mon amour, ma beauté.

- Un enfant est la plus belle "chose" qui nous est donnée,

Une mère au ventre arrondi porte en elle le monde,

Celle qui donne la vie mérite alors le respect, 

Pour l'amour inconditionnel dont elle nous inonde. 

- La nature est ainsi faite, elle nous a donné le pouvoir

D'enfanter ce petit être qui est source de l'espoir, 

Alors je n'ai pas honte d'être la mère que je suis,

Même si mes idées ne font plus foi dans la société d'aujourd'hui.

Freyjana le 7 décembre 2020

 

 

 

Culte, culture, agriculture

Le 14/04/2019

Parole du jour, mon être, un extrait philosophique d'un auteur que j'ose "évhémériser" de son vivant :

"...Culture, culte.. Donc, l'étymologie. COLERE suppose cultiver et honorer en même temps. Car le paysan qui laboure, sème et récolte tient lui aussi son nom d'une même constellation sémantique. Le paysan est le paganus, autrement dit le païen, à savoir non pas l'athée, mais celui qui, avant la folie monothéiste, sacrifie au polythéisme, à la multiplicité des dieux affectés chacun à une utilité pour les hommes : dieu de la foudre, des carrefours, des chemins, du feu, dieu de l'amour, des germinations, de la fertilité, dieu du vin, dieu de la mort, du sommeil, de l'oubli. Le monde se confond au divin, sa matière et ses rythmes sont sacrés car il n'est pas encore venu à l'homme cette sotte idée de croire à un seul Dieu créateur du monde, séparé de sa créature et supérieur à elle. Le paysan dans son champ entretient un rapport direct avec les modalités sacrées de la nature. L'intelligence mythologique surpasse en raison le délire théologique."

(Cosmos - P. 76-77 - Michel Onfray)

Le paysan meurt, le vrai rapport à la nature, à la vie disparaît. La vraie paysannerie est morte dans les tranchées pendant la 1ère guerre mondiale. Les paysans fauchés sur les champs Elysées du Progrès.