Forn Sidr

 

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Les peuples scandinaves ne donnaient pas de nom à leur culte avant l’arrivée du christianisme. Régis Boyer mentionne que suite à l’arrivée des missionnaires chrétiens en Scandinavie tels qu’Anschaire de Brême vers 829 et du roi Harald Ier de Danemark qui réussit à imposer le christianisme dans son pays vers 960, les textes médiévaux de Scandinavie mentionnèrent le terme Forn Siðr (terme signifiant « ancienne coutume » ou « ancienne pratique » en vieux norrois) pour désigner la religion originelle de ces peuples.

 

La Forn Sidr (Sidhsidh.pdf (409.03 Ko) a été presque éradiquée à partir du XIIe siècle suite au prétendu incendie du temple de Gamla Uppsala en 1087 et à l’établissement de l'archevêché de Suède en 1164 au même endroit.


 

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Ægishjálmur : invincibilité et protection dans la bataille

Le Seiðr, qui signifie littéralement « bouillonnement, effervescence », désigne un ensemble de pratiques shamaniques propres aux religions nordiques. Le Seiðr est, dans la mythologie nordique, l'initiation chamanique que Freyja apprit aux Ases, dont seul Odin serait devenu un maître. Cette forme de chamanisme serait si épuisante qu’il est « honteux pour un homme de la pratiquer parfaitement ». Le Seiðr est mentionné dans la Gylfaginning. Le Seiðr implique la transe et vise à percer les desseins des Nornes afin de connaître le destin (Wyrd ou Örlog), ou pour changer le shaman en animal. Dans la légende, c’est Freyja qui enseigna cette magie aux Ases. Si on en croit la Lokasenna (texte où Loki calomnie les dieux jusqu’à l’intervention de Thor), la Seiðr était une activité magique plutôt réservée aux femmes, mais qu’Odin pratiquait assidûment. La transformation en animal consiste à échanger son Hamr (la substance qui donne sa forme au corps) avec celui d’un animal par la force de concentration.

Les Scandinaves ne donnaient pas de nom à leur culte avant l’arrivée du christianisme. Suite à l’arrivée des missionnaires chrétiens en Scandinavie tels qu’Anschaire de Brême vers 829 et le roi Harald Ier de Danemark qui réussit à imposer le christianisme dans son pays vers 960, les textes médiévaux de Scandinavie mentionnèrent le terme forn siðr pour désigner la religion originelle de ces peuples. L’expression signifie littéralement « ancienne coutume, ancienne pratique » en vieux norrois. Leur langue ne dispose pas de vocable pour « religion », le mot approchant serait « seydr, sejdr ou sidr » : coutume, ensemble de pratiques, magie, médecine... activités principalement féminines. Leurs croyances ne possèdent aucun crédo, pas de prières à proprement parler, « pas de prêtres, ni ordre religieux, ni temples, point de délire imaginatif ou de longues méditations rêveuses », sans foi, sans dogmes.


 

Gylfaginning

La Gylfaginning (« la mystification de Gylfi » en vieux norrois) est la première des trois parties de l’Edda de Snorri Sturluson. Elle prend la forme d’un dialogue entre le roi Gylfi et trois personnages régnant sur Ásgard. Leur entretien sert de cadre à une présentation cohérente de la mythologie nordique.

Le roi Gylfi régnait en Scandinavie. Il offrit un jour à une vagabonde qui l’avait distrait une partie de son royaume, aussi grande que ce que quatre bœufs pourraient labourer en un jour et une nuit. Mais cette vagabonde était une Ase, Gefjon. Les bêtes de trait qu'elle employa étaient en réalité les enfants qu’elle avait eus avec un géant. Elles labourèrent si bien le sol qu’une portion de territoire se détacha, formant l’île de Seeland. Surpris du pouvoir des Ases, Gylfi se demanda s’il ne provenait pas des dieux qu’ils révéraient. Aussi se mit-il en route pour Ásgard. Quand il arriva, il découvrit une halle gigantesque, la Valhöll. Il fut introduit auprès des maîtres des lieux : Haut, Également-Haut et Troisième. Gylfi les interrogea alors sur leurs dieux. Au terme de ce questionnement, Gylfi entendit un grand bruit. Lorsqu’il regarda autour de lui, la halle avait disparu : il avait été le jouet d’une illusion.

En réponse aux interrogations de Gylfi, ses hôtes racontent d’abord l’origine du monde, la naissance des premiers dieux et l’apparition de l’homme. Il est ensuite question du frêne Yggdrasil, ce qui permet d’évoquer notamment la source deMimir et les Nornes. Vient ensuite une présentation successive des différents dieux, d’Odin à Loki, dont les trois enfants monstrueux (Fenrir, le serpent de Midgard et Hel) sont présentés. Les déesses et les Valkyries sont aussi évoquées. La Valhöll est ensuite décrite, puis les Einherjar. Sont également racontées l’origine du cheval Sleipnir et donc la construction d’Ásgard. Gylfi demande alors à ses interlocuteurs si Thor a jamais rencontré plus fort que lui. Ceux-ci, réticents, sont toutefois contraints de raconter son voyage chez Útgardaloki. Il est ensuite question de la revanche de Thor sur le serpent de Midgard lors de son voyage chez Hymir. Ce sont ensuite la mort de Baldr et le châtiment de Loki qui sont racontés. Survient alors le récit du Ragnarökr, et enfin l’évocation de la naissance d’un monde nouveau.

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  • Fylgja

     


     

    Fylgja

    Dans la mythologie scandinave fylgja désigne le placenta, les membranes qui suivent l'expulsion du nouveau-né, et, symboliquement, la figure tutélaire, l'esprit, le double qui suit un homme et même un clan.

    Dans un premier sens, plus ancien, la fylgja désigne l'âme, le moi qui s'émancipe de son enveloppe corporelle. Il s'agit d'un dédoublement spirituel, même si elle prend forme animale. L'individu peut la voir (en rêve ou dans un état modifié de conscience) bien qu'il soit de mauvais augure de voir la sienne propre.

    Dans un deuxième sens, la plus fréquente, la femme fylgja, la fylgjukona, est celle qui protège l'individu, se rapprochant de l'ange-gardien, mais aussi d'une famille. Elle est liée au culte des Dises, évoquant les dhisanas védiques, déesses de la fertilité et de la fécondité, mais aussi du destin.

    D'après Claude Lecouteux la fylgja « est en quelque sorte le double de l'individu, comparable au Ka égyptien et à l'eidolon grec, une sorte d'ange gardien prenant la forme d'une entité féminine ou d'un animal protégeant la famille ou la personne qu'elle a adoptée ». C'est un être tutélaire dont la fonction est la protection et la prédiction. Il se manifeste aux vivants pendant les rêves. En dehors de ceux-ci, la vision de la fylgja signifie la mort. Si elle prend congé de son protégé, celui-ci meurt également. Un homme peut avoir également plusieurs esprits tutélaires.

    La fylgja ne disparait pas avec celui auquel elle s'est attachée, témoignant de son indépendance par rapport à l'être humain.

    Selon Ernst Ludwig Rochholz, qui s'est particulièrement intéressé à l'ange gardien, la croyance que la fylgja quitte celui qui la voit et lui ôte aussi la vie est en rapport avec les contes de Mélusine, de la Dame blanche, d'Orphée.

  • Hamingja

     

    La Hamingja est la force tutélaire d'une famille, que l'on pouvait représenter par une femme gigantesque. Elle représente le lignage et les Grands Ancêtres d'une famille auxquels est lié un individu qui en a hérité une part de chance et de dons. À ce titre il se devait de respecter une règle de conduite, un code d’honneur et de valeur inhérente à sa prestigieuse lignée représentée par cette force tutélaire, qui veillait au bon comportement de ses descendants.

    Il y avait des Scandinaves qui respectaient les dieux mais sans faire d’allégeance et sans sacrifice. Ils se distinguaient en scandant leur locution, où ils disaient « ne pas sacrifier aux dieux et ne faire confiance qu’en leurs propres forces et capacité de réussite » (« Hann blótađi ekki, hann trúđi á mátt sinn eiginn ok megin »).

    Le professeur Rudolf Simek lie la Hamingja à la Fylgja et à L'Hamr.

  • Hamr

     

    Raven

    Dans la mythologie nordique, hamr est un des cinq corps constituant l'homme. Hamr est le corps astral. C'est la conscience et la capacité d'apprendre par la répétition. Tous, des animaux aux humains, ont le hamr. Sans hamr nous tombons dans l'inconscient et devenons comme les végétaux. Pour permettre au corps astral d'évoluer, nous avons besoin d'un environnement créatif, de la musique, des arts et des rêves, mais aussi du silence, du calme et du vide. Ces croyances sont aujourd'hui vues dans l'Asatru, l'Odinisme et l'odalisme. Cependant son nom peut différer d'une famille à une autre selon leurs cultures.

    En suivant Régis Boyer, le Hamr est « la forme interne qui épouse intimement l'enveloppe corporelle [...] cette forme en creux dont nos apparences sont l'expression visible ».
    De nature immatérielle, il est, à l'inverse du hugr, constitutif de l'individu. Il peut cependant, sous certaines conditions, et chez certains individus, se détacher de son enveloppe corporelle et agir pour son propre compte. Cette faculté de dédoublement lui permet aussi de s'affranchir des catégories spatiales et temporelles : il peut garder figure humaine mais aussi se métamorphoser en animal (ours, loup, taureau, aigle, cygne...), il peut avancer ou remonter le temps.
    Par extension le hamr désigne aussi le génie tutélaire d'un clan, hamingja, qui s'attache en général au chef de ce dernier, puis à ses successeurs.
    D'après R. Boyer, il est plus juste de parler de « libérer le hamr », ou « extraire le hamr », que de parler de métamorphose : entre l'individu et l'animal en lequel « court » son hamr existe une idiosyncrasie. De l'homme dédoublé, on dit qu'il « voyage sous sa forme », sous les espèces de son hamrHamr sert à la construction d'expressions telles que : « qui n'a pas qu'une seule forme », « devenu puissant par sa forme » (hamrammr), « dont la puissance est accrue ».

    Dans la mythologie, Odin « changeait de forme. Alors son corps gisait comme endormi, ou mort, mais lui, était oiseau ou animal, poisson ou serpent, et il allait en un instant dans des pays lointains vaquer à ses affaires ou à celles d'autrui. »

    Dans les littératures scandinave et islandaise, ce sont les figures du loup et de l'ours qui reviennent le plus fréquemment lorsqu'il est question de « voyage sous la forme ». Lorsqu'il s'agit du loup, c'est le vargúlfr, rappelant le lycanthrope, mais aussi la vargynjur, la femme-louve. Lorsqu'il s'agit de l'ours, c'est le mannbjörn, l'homme-ours. Ces deux formes sont également les représentants des guerriers-fauves d'Odin, les Berserkir.

  • Hugr


    Raven

    Hugr est dans la mythologie nordique un des cinq corps constituant l'homme. Hugr est le corps mental, la capacité d'acquérir des connaissances et de s'en servir. Sans Hugr, l'homme oublie tout ce qu'il a appris et devient comme un animal. Seuls les humains ont un Hugr. Pour permettre au corps mental d'évoluer, l'homme doit exercer sa mémoire, à long terme et à court terme, sa concentration, ses facultés logiques et aussi le repos mental. Ces croyances sont aujourd'hui vues dans l'Asatru, l'Odinisme et l'Odalisme. Cependant son nom peut différer d'une famille à une autre selon les différentes cultures.

    Selon Régis Boyer, le hugr est un principe actif universel assez semblable au manitou amérindien. Claude Lecouteux le rapproche de l' animus ou du spiritus latin. De nature impersonnelle, il est en principe indépendant des individus, bien qu'il puisse se manifester directement ou indirectement à travers eux, contre leur gré par exemple. Il peut également être sollicité par quelqu'un, pour lui-même ou à l'encontre d'autrui, pour une cause malveillante par exemple. Dans ce dernier cas il peut provoquer des maladies.

    Toujours selon Régis Boyer, dans la mythologie nordique Odin porte sur ses épaules deux corbeaux, hypostases du dieu : Munninn et Huginn, la Mémoire, et leHugr.
    Hugi bat à la course Thjálfi, le plus rapide coureur d'Utgard. Hugi est en fait l'esprit d'Utgarda-Loki.
    Les sorcières ont la capacité de capter et domestiquer le hugr lorsqu'elles chevauchent le soir ou dans le noir. La morsure du hugr peut se faire à l'initiative de ces dernières, mais aussi du cadavre ou d'une créature gigantesque (tuss ou thurs).

    Dans le langage, on retrouve le hugr dans les mots ou expressions suivantes :

    • le présage, ce à quoi vous invite le hugr
    • avoir le pressentiment de : voilà ce que me dit le hugr
    • idée subite et inattendue, avoir la présence d'esprit de réagir de telle ou telle façon : trait lancé par le hugr
    • il se sent à son aise pour parler de quelque chose ou savoir comment réagir : le hugr est aisé
    • réfléchir à : mener son hugr sur quelque chose,
    • être dans l'embarras : faire agir un double hugr sur quelque chose
    • fou : à qui on a ravi le hugr
    • désirer une femme : placer son hugr sur une femme
  • Várðr

     


     

    Várðr (Vörðr) est dans la mythologie nordique le corps éthérique, un des cinq corps qui constituent l'homme. Comme les autres corps immatériels, il est lié au Æsir. Le várðr est la force, l'énergie qui nous maintient en vie. Tout des plantes aux humains ont un várðr. Sans cette force nous mourons et devenons des cadavres. Pour permettre au corps éthérique d'évoluer, nous avons besoin de chaleur, de sécurité, de joie et d'amour, mais aussi du froid, de la douleur, de la peur et des émotions négatives. Ces croyances sont aujourd'hui vues dans l'Ásatrú, l'Odinisme et l'odalisme. Cependant son nom peut différer d'une famille à une autre en fonction de leurs cultures.

  • Wyrd

     


     

    Nornes du destin

    Le Wyrd (ou Örlog) est une représentation du destin dans la mythologie nordique.

    Wyrd est vraisemblablement un mot issu du vieil anglais wyrd signifiant 'le sort, le destin' (à rapprocher du vieux saxon wurdet du vieil haut allemand wurt), de la même racine que le verbe weorðan ('devenir', lié au vieux saxon werðan, au néerlandaisworden et à l'allemand werden), lui-même vraisemblablement dérivé d’une racine indo-européenne *wert- signifiant tourner(latin vertere que l'on retrouve dans convertir en français). Ce mot est également à rapprocher au vieux norrois urðr signifiantle passé. Ce terme est associé à la rivière Urd et à la Norne du passé qui porte le même nom.

    Wyrd signifie également « estime » en vieil anglais (vyrð en vieux norrois). Les racines germaniques *wurdiz et *werþaną se retrouvent aujourd'hui en anglais dans le verbe to worth, ancien verbe signifiant 'devenir' et dans l'adjectif weird signifiant 'étrange'. On retrouve également cette racine dans le verbe néerlandais worden ('devenir') ; l'allemand werden ('devenir') ; dans le danois vorde (ancien verbe signifiant 'devenir') ; le suédois varda (ancien verbe signifiant 'devenir') et dans l'islandais et le féroïen verða ('devoir, devenir').

    Le Wyrd est sans doute un des aspects les plus importants de la pensée nordique. Il est produit par les Nornes, les trois déesses du destin qui, telles les Parques, tissent en permanence une toile infinie dont chaque fil représente un être. Le Wyrd conduit l’univers et tous les êtres des neuf mondes y sont soumis, même les dieux. Dans la pensée nordique, le moindre brin d’herbe dispose de son fil et le Wyrd tient compte aussi du destin des pierres.

    Ce réseau de fils vibre, au gré des naissances, des décès et des bouleversements. Chaque événement modifiant la vibration d’une destinée peut avoir un impact sur d’autres éléments de la toile car tous sont liés les uns aux autres.

    C’est le travail du devin de détecter et d’interpréter les vibrations du Wyrd, travail utile car la toile n’est pas figée et il est toujours possible, dans la pensée nordique, d’infléchir le destin. En effet, la Norne du futur se nomme Skuld, nom qui signifie qui devrait advenir. Le wyrd est donc en résumé le monde de l’esprit.

    Vighugr : (Esprit-de-Lutte) Le Vighugr était la fureur de vivre et l'esprit de corps symbolisant la psychologie Nordique du Wyrd où l'être se fait l'agent volontaire et lucide de l'inévitable. Ce n'est pas un esprit de fatalité mais au contraire un respect du sacré et de la vie.