Déesse-Mère

"Déesse-Mère. Deux mots sublimes et assemblés comme pour affirmer et amplifier la valeur qu'ils incarnent. Quoi de plus sacrée que celle qui vous a mis au Monde, celle qui vous a extirpé des limbes ? Il y a des millénaires, la Mère était vénérée pour le don qu'elle faisait à la communauté. Sa fonction renvoyait à une haute estime de la Vie dont la symbolique se cristallisait en une entité suprême, la Mère de toutes les Mères." 

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Deesse nerthus

 

"...Les expressions modernes Déesse Mère ou Grande Déesse font référence à divers cultes qui auraient été rendus à une « mère universelle » du paléolithique à aujourd’hui.

Des dénominations semblables existent dans les autres langues : Mother Goddesse, Magna Mater, Grande Madre...

Ces expressions renvoient à un supposé culte primitif de la fertilité qui aurait été universellement pratiqué à la fin de lapréhistoire. Ce culte, dans lequel la figure de la femme tenait une grande place et revêtait une dimension sacrée, consistait essentiellement en une vénération de la Terre, de la fertilité et de la fécondité.

Certains mouvements panthéistes, néopaganistes, féministes, présentent la Déesse Mère comme une divinité précédant historiquement les dieux masculins des religions abrahamiques.

Les premiers colons néolithiques, arrivés sur le continent de l’Europe occidentale, étaient déjà familiarisés avec le culte de la Déesse. Mais selon Edwin Olivier James, « avec la connaissance de l’élevage et de la domestication des animaux, le rôle du mâle dans le processus de la génération apparut plus clairement et fut considéré comme vital lorsque furent mieux connus les faits physiologiques concernant la paternité. À ce moment, on assigna à la Déesse-Mère un partenaire mâle qui était son fils ou son amant, son frère ou son époux. Toutefois, bien qu’il ait été le procréateur, il occupa vis-à-vis de la Déesse une position subordonnée, n’étant en réalité dans le culte qu’une figure secondaire ».

Marija Gimbutas, à la suite de fouilles archéologiques effectuées dans le sud–est de l’Europe méditerranéenne au milieu du xxe siècle, présente sa théorie de l’existence d’une civilisation pré-indo-européenne qu'elle appelle « culture préhistorique de la déesse », et qui aurait existé de l'aurignacien (début du paléolithique supérieur) jusque vers 3000 av. J.-C., quand le patriarcat se serait peu à peu institué. Marija Gimbutas appelle cette culture « matrilocale ». Elle fonde ses recherches sur les campagnes archéologiques qu'elle a dirigées quinze années durant en Europe, principalement dans les Balkans et le long du Danube..." (La suite dans Wikipedia)

 

E. O. James, Le culte de la Déesse-Mère dans l'histoire des religions, trad. de l'anglais par S. M. Guillemin.

 

 

Ôde de Freyr à Freyja

J'ai pour passion, la beauté,

Elle a plusieurs corps,

Celui de la Femme d'abord,

La Femme, cette Oeuvre magnifiée

D'une éternité travailleuse.

Il est une image que j'aime auréolée de Fleurs,

C'est celle de la Dame et de la Demoiselle,

Pleines de charmes, qui, 

De leurs seins généreux, 

Enivrent et apaisent les âmes.

Tout en elles invite à la contemplation, 

A la dévotion, à la vénération et,

Impunément au voyeurisme.

Ce rapport, de cet être avec sa mère,

Veut être pour moi, une sorte de recueillement,

De retour aux sources, puis à la Source,

Que je ne peux ni veux oublier.

Mon âme est enluminée de Féminité,

Et auréolée de Maternité. 

La laitance maternelle se compare

Aux plus suaves élixirs.

Ce breuvage originel exhale un divin parfum,

Et exulte des sensations

Que le temps à sournoisement recouvert de ses limbes. 

La poitrine de la Mère Sacrée

Est une Rose double, d'où s'écoulent

Et se rejoignent, deux sources de néctar délicat,

Qui excite mon âme

Au point de me procurer tressaillements.

Je suis un être-enfant,

Qui ouvre les yeux sur un paradis charnel

Et réconfortant à souhait. 

J'offre mon corps à qui le veut,

Pourvu que l'on m'abreuve,

Sur les Monts des Aréoles,

A la Chapelle des deux seins.

 

La Racine de Seydr - 9 décembre 2001