Völva à Völuspa

Les anciens Germains appelaient völvavalawala (Vieux haut-allemand), seiðkonaspákona (norrois), spaewife ou wicce (vieil anglais) les prêtresses et prophétesses. Elles sont des personnages récurrents de la Mythologie germanique.

Les völvas, entre autres disciplines ésotériques traditionnelles, pratiquaient le seydr (enchantement), le spá (prophétie) et le galdr (Magie, chamanisme). Le spá, en particulier, exigeait en principe l' ergi (la féminité), bien qu'il ait eu quelques adeptes mâles, les spámaðr (ou Wicca en vieil anglais). Spákona est un vocable vieux norrois désignant une femme qui s'adonne au spá, c'est-à-dire à la prophétieou à la prédiction de l'avenir. Les hommes pratiquant cette dernière discipline étaient appelés spámaðr.

Selon la mythologie et les récits historiques, les völvas étaient censées posséder des pouvoirs tels qu'Odin lui-même, le père des dieux, faisait appel à leurs services pour connaître l'avenir des dieux : c'est notamment ce que rapporte la Völuspá, dont le titre lui-même, « völv-s-spá », se traduit par « chant de la prophétesse ».

Parmi les plus célèbres völvas de la littérature scandinave, il y a lieu de citer la Heidi de la Völuspá et la sorcière Gróa du lai de Svipdag (Svipdagsmál)...

La Völuspá ['vœ:løspá] (en français « prophétie de la voyante » ou « dit de la voyante ») est un poème anonyme en vieux norrois de mythologie nordique probablement composé au Xe ou XIe siècle ("vers l'an 1000", selon Régis Boyer). Il s'agit sans conteste de la plus célèbre œuvre parmi les poèmes mythologiques contenus dans l'Edda poétique. Long de 59 à 66 strophes selon les versions, il est préservé dans les manuscrits islandais Codex Regius et Hauksbók, rédigés respectivement aux XIIIe et XIVe siècles. Une trentaine de strophes sont également citées dans l'Edda de Snorri, écrit aux IIIe siècle.

La Völuspá est un poème cosmogonique et eschatologique qui prend la forme d'un long monologue où une voyante expose au dieu Odin, en une série de visions riches de détails, l'histoire et le destin du monde, des dieux et des hommes, depuis l'origine du monde jusqu'au Ragnarök qui verra l'avènement d'un renouveau de l'univers. Bien que probablement composé par un scalde païen, la plupart des chercheurs s'accordent à penser que le poème a été influencé par des dogmes et l'imagerie chrétiennes qui étaient certainement connus des islandais cultivés à l'époque, comme l'idée de régénération morale après une fin du monde prophétique... 

Voir aussi la page : "Sidr, Seydr, Sejdr"

 

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