Ôde aux femmes qui ont fait ce que je suis et à Freyjana la poètesse
J'ai pour passion, la beauté,
Elle a plusieurs corps,
Celui de la Femme d'abord,
La Femme, cette Oeuvre magnifiée
D'une éternité travailleuse.
Il est une image que j'aime auréolée de Fleurs,
C'est celle de la Dame et de la Demoiselle,
Pleines de charmes, qui,
De leurs seins généreux,
Enivrent et apaisent les âmes.
Tout en elles invite à la contemplation,
A la dévotion, à la vénération et,
Impunément au voyeurisme.
Ce rapport, de cet être avec sa mère,
Veut être pour moi, une sorte de recueillement,
De retour aux sources, puis à la Source,
Que je ne peux ni veux oublier.
Mon âme est enluminée de Féminité,
Et auréolée de Maternité.
La laitance maternelle se compare
Aux plus suaves élixirs.
Ce breuvage originel exhale un divin parfum,
Et exulte des sensations
Que le temps à sournoisement recouvert de ses limbes.
La poitrine de la Mère Sacrée
Est une Rose double, d'où s'écoulent
Et se rejoignent, deux sources de néctar délicat,
Qui excite mon âme
Au point de me procurer tressaillements.
Je suis un être-enfant,
Qui ouvre les yeux sur un paradis charnel
Et réconfortant à souhait.
J'offre mon destin à qui le veut,
Pourvu que l'on m'abreuve,
Sur les Monts des Aréoles,
A la Chapelle des deux seins.
La Racine de Seydr - 9 décembre 2001
Frederick van Seydr