Notre Mémoire, notre Force

 


 

Raven

Armes flandres 2

 

« Quelque part au monde il y a encore des peuples et des hordes, mais pas chez nous, mes frères : là il y a des États.
État ? Qu’est-ce que cela ? Eh bien ! Ouvrez vos oreilles, car je vais vous dire comment je vois la mort des peuples.
État, ainsi s’appelle le plus froid de tous les monstres froids. Il ment froidement, et ce mensonge bave de sa bouche : « Moi, l’État, je suis le peuple. »
Quel mensonge ! Ceux qui fondèrent les peuples étaient des créateurs et ils surent suspendre une foi et un amour au dessus d’eux; ainsi furent-ils des serviteurs de la vie.
Mais ceux qui tendent des pièges à la multitude et les appellent « État » sont des destructeurs : c’est un glaive et cent convoitises qu’ils suspendent au-dessus d’eux.
Là où il y a encore quelque chose qui mérite le nom de peuple, on ne comprend pas l’État et on le hait comme le mauvais oeil et comme une insulte aux bonnes mœurs et aux droits. Je vous donne ce signe : chaque peuple parle son propre langage sur le bien et sur le mal, un langage que le voisin ne comprend pas. Il s’est inventé ce langage à travers l’évolution des mœurs et des droits.
Mais l’État ment dans toutes les langues sur le bien et le mal. Quoi qu’il dise, il ment ; et quoi qu’il possède, il l’a volé. »

(Nietzsche. Ainsi parlait Zarathoustra)



 

 

  • Le Serment des Aïeux 0

     

    Rien n'est plus important que les valeurs qu'on transmet à ses enfants. Et ce n'est pas forcément celles des autres. Les valeurs peuvent renaître comme un fruit issu de l'atavisme. Il y a des valeurs qui se transmettent sans bruit ni trace écrite mais qui ont réussi à traverser les siècles dans le sang transmis de parents à enfant. Peu importe les termes pour définir cette transmission, la réincarnation, l'atavisme, l'inné ou autre. Au diable les très grands d'aujourd'hui qui prétendent que tout s'oublie et que nos ancêtres ne sont plus rien. Certains n'ont besoin ni de livres, ni de télé, ni d'internet pour être emplis de certitudes comme ceux dont je tairais le nom, ils sont dans mon sang et se transmettront l'Essentiel de génération en génération. Il faut apprendre, siècle après siècle à rester fidèles à ce qu'ils étaient, ce que nous sommes. Les modes, les modèles de société changent, pas ce que l'on porte en soi. Beaucoup briseront le lien et en même temps l'équilibre. Peu nombreux savent de quoi je parle malheureusement. Ce site est fait pour eux. Ils se reconnaîtront. "Ailleurs ils savent".​ 

    - La Racine de Seydr -

     

    (1902) d'Elmer Boyd Smith. On aperçoit Draupnir au premier plan parmi d'autres créations :

    le navire Skíðblaðnir, la lance Gungnir, le sanglier Gullinbursti.

    En arrière-plan, le marteau Mjöllnir est en train d'être forgé.

     

    Le Serment est dans notre sang,

    Mais surtout dans notre esprit,

    Il suffit juste de suivre le file tissé par nos lointains ancêtres 

    Vivre et semer notre souffle. 

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    - La Racine de Seydr -

    Le serment des aïeux : 

    "Je prends dans ma dextre l'Anneau des Serments et je jure à Odinn,

    à Freyr et à l'Ase tout puissant que je protégerai ma Famille et mon Peuple."

     

    Aegishjalmur

     

    DRAUPNIR

    Cet anneau (Note : le terme traduit par « anneau » désignait un lourd bracelet, non une bague) était une source inépuisable de richesse : toutes les neuf nuits, il en sortait huit autres anneaux en tous points identiques (si ce n'était leur incapacité à produire eux-mêmes d'autres semblables). Ainsi, Draupnir signifie « le Dégouttant » de par sa faculté à faire « dégoutter » de lui d’autres anneaux. Il fut forgé par deux nains, Brokk et Sindri, tous deux fils d'Ivaldi.

    Bracteate mauland draupnir

    La bractéate de Mauland.
    Stavanger, Arkeologisk museum.
    Photographie : Terje Tveit
    © 2015 Arkeologisk museum, UiS / CC BY-NC-ND 3.0.

    Odin le plaça sur le bûcher funéraire de son fils Baldr. Selon deux des quatre principaux manuscrits de l’Edda de Snorri (le Codex Regius et le Codex Wormianus), ce n'est qu'à la suite de cela qu'il acquit la propriété de se reproduire à l'identique. Draupnir fut ensuite récupéré par Hermod, frère de Baldr.

    Par la suite, Freyr demanda à Skirnir, son serviteur, de l’offrir à la géante Gerd en gage de son amour. Ceci est raconté dans le Skirnismal.

    Draupnir est également le nom d'un nain mentionné dans la Völuspá.


     

    Code D'honneur

     

     

    Raven 1

    Voir aussi l'articleÁsatrú

    Voici les neuf piliers fondamentaux compris dans l’Ásatrú, comme établis lors du Freespirit festival de 1994, par Lewis Stead, le rédacteur en chef d’Ásatrú Today, The Journal of Norse Paganism  :

    1 - L’étude de l’histoire, de la civilisation et des langues scandinaves dont l’islandais, le danois, le suédois, le féringien, le nynorsk, le bokmål, le gutnisk et l’övdalsk par exemple, ainsi que le vieux norrois

    2 - La croyance en l’existence des neuf mondes représentés par l’arbre Yggdrasil, soit Ásgarðr, (le monde des Ases), Ljösláfheimr (le monde des Elfes lumineux), Vanaheimr (le monde des Vanes), Jötunheimr (le monde des géants), Miðgarðr (le monde du Milieu, c’est-à-dire la Terre), Muspellsheimr (le monde du feu), Nilfheimr (le monde des brumes), Svartalfheimr (le monde des Elfes sombres), Helheimr (un des royaumes de la mort)

    3 - La croyance générale en de « nobles vertus »

    en guise de code d’éthique

    4 - La croyance en un panthéon majeur

    propre aux peuples scandinaves (Ases et Vanes)

    5 - La croyance en un panthéon mineur

    (les elfes dit Alfar, les Valkyries, les Landvættir, etc.)

    6 - Le culte des ancêtres

    7 - Une relation privée avec les divinités Ases et Vanes

    8 - L’étude et l’utilisation des runes 

    (le nombre de runes utilisées peut varier)

    9 - L’utilisation de symboles :

    le marteau de Thor, le valknutIrminsul,

    le fylfot, la croix odinique, cœur de Hrungnir, etc.

  • Belge, Bavay, Bavo ? 0

    Le légendaire fondateur, et l'histoire apocryphe

    Après le cordelier Jacques de Guyse, Jean Wauquelin dans ses Chroniques du Hainault, manuscrit du xve siècle raconte que Bavo, un cousin de Priam, fuyant la ville de Troie investie, gagna après maintes aventures une terre hospitalière où il fit bâtir une cité qu’il appela « Belges », l'actuelle Bavay. Selon Wauquelin, Sept routes, dédiées aux planètes Jupiter, Mars, Vénus, Saturne, Mercure, le Soleil et la Lune, partaient des sept temples de la cité. L’instauration d’une monarchie élective sonna le déclin de la « cité de Belges », et les Belges perdirent leur unité et ne purent résister aux invasions romaines. Cet épisode a été considéré comme une fable par la plupart des historiens depuis le xixe siècle, et plus encore celui des sanglantes luttes intestines qui opposèrent la reine des belges Ursa à l'ancien roi Ursus.
    Pourtant, plus de 1000 ans après les débuts des conquêtes de Rome, Aubert Le Mire et certains chroniqueurs du Hainaut évoquent encore Bavay sous le nom de « Rome la Belgique », ou Roma Belgica qu'avant eux, dans une historiographie apocryphe agglomérant d'autres sources plus anciennes, le chroniqueur et historien du Hainaut Jacques de Guyse appelait plus simplement « Belgis » (« Belge »), nom dérivant selon lui de Belis (du Dieu Bel).
    Divers auteurs et "antiquaires" (personnes étudiant l'antiquité) plus "modernes", dont Joseph Adolphe Aubenas, tout en reconnaissant un manque de preuves par l'archéologie, ont rappelé que d'autres textes, plus anciens et remontant au moins au Ier siècle de notre ère racontaient aussi que des Troyens étaient venus en Gaule et qu'ils y avaient fondé une grande ville. Ainsi, Aubenas, membre de la société royale des antiquaires de France, créée en 1804 pour avec pour but l’étude de la civilisation des Gaulois, de l’histoire et de l’archéologie françaises, estime en 1839 que Jacques de Guise n'a rien inventé, mais a seulement rapporté, ce que les anciens chroniqueurs avaient écrit bien avant lui. Aubenas cite en appui à la thèse rapportée par J de Guyse : Amien Marcellin et mieux Timagène selon qui« une partie de la population de la Gaule (selon les druides) était venue d'ïles lointaines et des régions transrhénanes, d'où elle avait été chassée soit par des guerres fréquentes soit par des débordemens maritimes ». Rucleri, Hunibaud ou d'autres chroniqueurs médiévaux n'ont pas inventé cette histoire dit J Aubenas, carTimagène disait la même chose il y a plus de 2000 ans, et après lui, l'origine troyenne des Francs était aussi affirmée en France, « dans l'Epitome de Frédegaire et ses fragments et la chronique de Hunibaud, et Fréculphe, qui dans la première moitié du IXe siècle s'exprime en termes formels ».

  • Petite Histoire de Lille 0

     

    Une île ! Un relief qui émerge au milieu de la Deûle. Tel était Lille il y a deux millénaires. « C'est d'ailleurs de cette île initiale que la cité tire son nom », explique Alain Lottin, ancien président de l'université d'Artois et auteur de nombreux ouvrages d'histoire locale.

    Si cette étymologie est bien connue, la localisation de la première implantation humaine sur le territoire de la commune est, en revanche, malaisée. « Le cours de la Deûle a beaucoup bougé depuis cette époque. Nous savons qu'à la période romaine une augmentation du débit de la rivière a contribué à en changer le lit », justifie Nicolas Dessaux, archéologue municipal.

    Des découvertes archéologiques du XIXe siècle avaient permis de repérer, en plusieurs points, des traces humaines datant de l'âge du bronze, soit entre 2500 et 800 avant notre ère. Malheureusement, tous les documents anciens restituant l'emplacement et surtout l'interprétation de ce mobilier archéologique ont disparu dans l'incendie qui a ravagé le palais Rihour en 1916.

    Un hameau dès la fin de l'Antiquité.

    La multiplication des chantiers de fouille, depuis dix ans, a cependant permis de pallier, en partie, ce manque. La moisson archéologique s'avère, de fait, suffisamment riche pour qu'on puisse à nouveau reconstituer une partie de l'histoire antique de la ville. Qu'on en juge : des bijoux vieux de plus de 2 000 ans ont été exhumés au pied du centre de natation de la rue de la Digue ; les vestiges d'une grande villa gallo-romaine ont été identifiés sous le palais Rameau (boulevard Vauban). Enfin, un bâtiment du IIesiècle après J.-C. a été mis au jour par les spécialistes de l'Institut national de recherches archéologiques préventives à l'emplacement du centre commercial des Tanneurs (rue de Paris). « Mais ces découvertes ne nous disent rien de l'urbanisation de l'endroit. Il peut s'agir de bâtiments isolés », tempère Nicolas Dessaux.

    Alain Lottin pense que ces éléments, mis bout à bout, confirment qu'un hameau préexistait sur le territoire de la commune dès la fin de l'Antiquité. « On sait que Charlemagne avait une riche résidence à Annappes (aujourd'hui Villeneuve-d'Ascq). Les documents qui évoquent ce palais rapportent que le lieu était entouré de plusieurs villages. Difficile d'imaginer qu'il n'y ait rien eu, à l'époque romaine, à l'emplacement de Lille », indique l'historien. D'autant que, situé à l'intersection d'une voie romaine et à la confluence de plusieurs rivières (la Deûle et le Becquerel, notamment), l'endroit semble idéal pour développer une place commerciale...

    La découverte récente de céramiques gauloises sur la ZAC Iéna-Racine, à Wazemmes, pourrait conforter l'hypothèse d'une origine strictement gauloise de la ville. Mais les analyses sont encore en cours et les spécialistes demeurent prudents.

    Le légendaire domaine de Treola.

    Bien qu'un pont et un port existent à Fins depuis le VIIIe siècle, le nom de Lille n'apparaît dans les textes que plus tardivement. C'est d'abord une allusion sibylline dans un récit militaire de 1054 : un témoignage évoquant le passage de l'armée d'Otton non loin du castellum islense , comme est alors appelé Lille à cause du château qui surplombe la rivière. Son donjon a été localisé en lieu et place de l'actuelle Notre-Dame de la Treille. Le tracé des rues qui entourent aujourd'hui la cathédrale reprend d'ailleurs celui des fossés de l'ancienne place forte.

    Ce château primitif est-il le légendaire domaine de Treola évoqué, pour la première fois, à l'époque carolingienne : une riche demeure entourée de vignes que Charlemagne regardait avec envie ? L'ancienne archéologue de la ville, Catherine Monet, le croit fermement. A l'entendre, le nom même de Notre-Dame de la Treille y ferait référence. Pour Nicolas Dessaux, la coïncidence toponymique semble moins évidente. « Un lieu-dit, dénommé Treolo, existe sur le territoire de l'actuelle Villeneuve-d'Ascq. Je pense, pour ma part, que Treola est plutôt là-bas », indique-t-il.

    En tout état de cause, une grande foire se développe à Lille dès le XIe siècle. Contrairement à ce que prétend la légende urbaine, ce marché n'est pas situé sur la Grand-Place, qui ne sera créée qu'après l'assèchement des marais, deux siècles plus tard. Les boutiquiers installent, en fait, leurs stands en face de l'actuel Opéra, à quelques centaines de mètres en retrait. Le prestige des commerçants lillois est cependant suffisamment grand pour qu'on retrouve leurs noms cités dans des documents italiens de l'époque.

    Cette activité commerciale fait de Lille une ville prospère. Preuve, s'il en fallait, de la richesse de la cité en l'an mille, une Collégiale, dédiée à Saint Pierre, y est édifiée dès 1066 comme le prouve une charte signée par le comte Baudouin V conservée dans les archives de la ville. De cet édifice religieux ne subsiste aujourd'hui que la Crypte dans les caves du Palais de Justice.

    Bien que les abords de la rue de la Clef soient lotis, la population se retrouve vite à l'étroit dans ses murs. Lille s'agrandit. On crée un bourg neuf dans le quartier de Saint-Sauveur vers 1130 : une ville nouvelle dont les archéologues ont retrouvé les fondations dans les caves de l'Hospice Gantois, près de la mairie.

    Le coeur de la ville où résident épisodiquement les comtes de Flandre est, lui aussi, élargi. Ce castrum couvre le périmètre délimité par la rue de la Monnaie, la place du Concert, l'avenue du Peuple-Belge et la rue des Trois-Molettes, soit un peu moins de 10 hectares. C'est sur l'emprise de ce palais fortifié que Jeanne de Flandre va fonder, en 1237, l'Hospice Comtesse. « La présence de deux hôpitaux dès cette époque témoigne, là encore, de la richesse de la ville », indique Alain Lottin.

    Capitale du drap.

    Sa fortune, Lille la doit d'abord à la plaine céréalière qui l'entoure. Elle lui permet de développer très tôt une activité brassicole. Mais elle le doit aussi à une plante tinctoriale, la guède, qui permet de colorer les tissus en bleu. De fait, bénéficiant du développement des ateliers textiles, alimentés par la laine venue d'Angleterre, Lille est devenu en quelques années la capitale du drap.

    Les échanges avec les villes flamandes du Nord (Gand, Anvers, Ypres) s'intensifient à un point tel que la corporation des marchands lillois finit par adhérer à la guilde commerciale de Londres.

    La ville croît de nouveau. On y creuse des canaux pour alimenter les moulins à eau nécessaires au développement de l'activité de filature. L'un de ces canaux, désormais couvert, coule toujours, sous la chaussée, le long de l'Hospice Comtesse. La cité est bientôt engoncée dans son enceinte édifiée en 1230. La municipalité décide d'annexer les paroisses jusque-là rurales de Saint-André et Sainte-Catherine. Lille s'étend alors sur près de 120hectares.

    Le succès économique de cette province, qui tourne ostensiblement le dos à Paris, ne tarde pas à exciter la convoitise du roi de France. Lille va être au coeur du conflit qui va opposer, en cette fin de XIIIe siècle, Philippe le Bel à EdouardIer d'Angleterre.

    Passée sous le contrôle de Paris en 1304, la cité ne tarde pas à revenir sous l'autorité du comte de Flandre à la fin du XIVe siècle. Lorsque Philippe le Hardi épouse sa fille, Marguerite, Lille passe sous le contrôle des ducs de Bourgogne. Ce sont eux qui feront de la ville, au même titre que Bruxelles et Dijon, l'une des grandes cités européennes des Etats bourguignons. Sous leur domination, la cité change littéralement de visage. Le palais Rihour, dont ne subsiste que la chapelle, transformée en office du tourisme, est inauguré en 1463. Le périmètre urbain s'étend encore.

    Superficie quintuplée.

    Lille va continuer de se développer sous le règne de Charles Quint, puis sous celui de Philippe II, roi d'Espagne. C'est à cette époque que les maisons de bois laissent la place aux immeubles de brique. Une ordonnance royale impose en effet des mesures strictes de lutte contre l'incendie.

    La cité s'agrandira après 1667, date à laquelle elle redevient française. Sous la pression démographique, nombre de cours d'immeuble ont été transformées en pièce d'habitation, et l'on ne compte plus les caves qui sont habitées. Louis XIV décide d'intégrer de nouveaux faubourgs à la ville. Au pied de la citadelle, le Roi-Soleil réalise une immense promotion immobilière qui lui permet quasiment d'autofinancer la construction de la forteresse dessinée par Vauban.

    Cette extension devra néanmoins être poursuivie en 1858, date à laquelle Lille quintuplera de superficie en se mariant avec les communes environnantes de Wazemmes, Moulins-Lille, Esquermes, Fives et du faubourg Saint-Maurice. L'heure de gloire pour la toute jeune préfecture du Nord. Une sorte d'apogée qu'une exposition, organisée par le service d'art et d'histoire, devrait commémorer en octobre prochain


     

     

  • Jeanne de Flandre et de Constantinople 0

    Jeanne de Flandre ou Jeanne de Hainaut ou Jeanne de Constantinople, née à une date inconnue entre1194 et 1200, et morte le 5 décembre 1244, comtesse de Flandre et de Hainaut de 1205 à 1244 est une femme politique du Moyen Âge qui gouverna la Flandre et le Hainaut dans la première moitié du XIIIe siècle. Elle était la fille ainée de l'empereur Baudouin de Constantinople et de Marie de Champagne.

    Ses parents étant morts aux Croisades, elle est élevée à Paris sous la tutelle du roi Philippe Auguste, qui la marie à Ferrand de Portugal en 1212. Ce dernier se tourne vite contre son suzerain français, provoquant une guerre qui se termine par la défaite de Bouvines et l’emprisonnement du jeune comte. Jeanne gouverne alors seule laFlandre et le Hainaut. Elle doit affronter la rivalité avec sa propre sœur Marguerite, puis la sédition de ses comtés menée par un imposteur qui prétend être son père. À l'issue de cette guerre civile, son époux Ferrand est libéré, mais meurt peu après. Elle épouse en secondes noces Thomas de Savoie. Jeanne décède en 1244 à l'abbaye de Marquette.

    La comtesse Jeanne a mené une politique favorable au développement économique de ses comtés et octroyé de nombreuses chartes de franchises aux cités flamandes. Elle a joué un rôle important dans le développement desordres mendiants, des béguines, les Victorines et les communautés hospitalières dans ses comtés, sans pour autant négliger les ordres traditionnels. Sous son règne, les fondations féminines, rares auparavant, se sont multipliées, transformant la place des femmes dans la société et dans l'église.

    La Troisième continuation, l'un des romans du conte du Graal fut rédigé pour Jeanne de Constantinople, de même que la Vie de sainte Marthe de Wauchier de Denain. Le premier roman en langue néerlandaise, Van den vos Reynaerde, fut rédigée par un clerc de son entourage.

    Jusqu'au XIXe siècle, Jeanne de Constantinople conserva une image très négative, jusqu'à ce qu'elle soit réhabilitée par les historiens. Il existe plusieurs représentations peintes ou sculptées de la Comtesse en France et en Belgique, ainsi que deux géants.

    Le mausolee de la comtessele-mausolee-de-la-comtesse.pdf (3.11 Mo)

    Marquette abbaye cistercienne de flandremarquette-abbaye-cistercienne-de-flandre.pdf (1.77 Mo)

    Beguines de lillebeguines-de-lille.pdf (4.41 Mo)

    Jeannedeconstantinople pdfjeannedeconstantinople.pdf.pdf (10.73 Mo)